FÉDÉRATION FRANÇAISE DES ASSOCIATIONS DES CHEMINS DE SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE
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La Lettre d'information de la Fondation David Parou

Actualité publiée le 08-03-2018
Chemins de Compostelle : Culture et patrimoine (La lettre de la Fondation David Parou)

2017 fut marquée par le 30e anniversaire du premier Itinéraire culturel européen.
2018 invite à entrer dans la complexité de l'inscription des chemins de Compostelle en France au Patrimoine mondial.
Ces deux anniversaires sont l’occasion pour nous de raviver le souvenir de René de La Coste-Messelière, promoteur infatigable des chemins de Compostelle, qui mérite d’être mieux connu des nouvelles générations de pèlerins.

2017, 30e anniversaire du premier Itinéraire culturel européen du Conseil de l’Europe.

Archiviste, hispanisant, René de La Coste adhéra peu après sa créationà la Société française des amis de saint Jacques, association fondée en 1950 pour la promotion de Compostelle . Il en devint président en 1978, après avoir développé une forte activité comme secrétaire général. En 1963, il avait chevauché vers Compostelle sous la conduite d’Henri Roque. En 1965, c’est lui qui organisa la chevauchée. En 1982, les associations jacquaires européennes, furent invitées à Compostelle à l’occasion de la visite du pape Jean-Paul II. René de La Coste fut par la suite un animateur majeur de leur action pour aider l’Espagne à obtenir la décision prise en 1987 de définir les chemins de Compostelle comme premier Itinéraire culturel Européen.

2018, 20e anniversaire de l’inscription des chemins de Compostelle en France au Patrimoine mondial.

Il sera marqué par des manifestations autour des 71 monuments, inscrits en 1998 « au titre des chemins de Compostelle ». Elles seront l’occasion d’en montrer les conséquences. En inscrivant les chemins en France comme ceux de l’Espagne, l'Unesco a satisfait le besoin de reconnaissance de l’action de la France en faveur de Compostelle. Elle a appelé l’attention sur des monuments historiques parfois délaissés. Certains n'avaient aucune raison d'être inscrits, d'autres l'étaient déjà et quelques uns méritaient d'être insrits.
Contrairement à la présentation initiale, affirmant « Les chemins de Compostelle en France sont inscrits au Patrimoine mondial », sans restrictiontion, un arrêté du 30 avril 2013 limita le bénéfice de l’inscription aux Régions dans lesquelles sont situés ces monuments . Cette vision patrimoniale diffère de celle du Conseil de l’Europe étendant à tout le continent la notion d’Itinéraire culturel. L’information officielle affirme cependant, selon la définition de l’Unesco, que les chemins ont une valeur universelle « tellement exceptionnelle qu’elle transcende les frontières nationales et qu’elle présente le même caractère inestimable pour les générations actuelles et futures de l’ensemble de l’humanité ».

En 2009, notre livre Chemins de Compostelle et patrimoine mondial, s’inspirant d’un rapport au Conseil de l’Europe de 1984, proposait de considérer cette valeur comme un symbole de la démarche pèlerine dont Compostelle est un modèle mondialement connu. L’attention exclusive apportée à ces 71 monuments a longtemps privé les chemins de leur signification symbolique. Après les années où leur inscription était affirmée sur des monuments, leur valeur symbolique est admise progressivement.

L’année 2018 a été proclamée Année européenne du patrimoine culturel par le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne. Cette initiative étend de nouveau l’intérêt à l’ensemble des chemins. Son label valorisera les manifestations de 2018 en les inscrivant dans une perspective culturelle dynamique concernant tous les itinéraires donc tous nos chemins de pèlerins et le patrimoine hérité du pèlerinage à Compostelle.
Développant une initiative de René de La Coste, Denise Péricard-Méa a construit avec la Fondation un site d’inventaire de ce patrimoine . Nous proposons d’en faire un site européen présentant le patrimoine matériel et son histoire et répertoriant ce patrimoine immatériel que sont les pèlerins des temps passés et les traces qu’ils ont laissées . Les monuments et œuvres d’art ne sont que des témoins de la démarche pèlerine, présente au cœur de l’homme. Les associations de pèlerins en témoignent dans toute l’Europe. Il leur revient de la célébrer et aussi de retrouver les traces de leurs prédécesseurs.

Les liens ci-dessous ouvrent des articles permettant de mieux comprendre les questions abordées dans cette Lettre.
Nous vous souhaitons de fructueuses lectures.



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Source/info : www.saint-jacques-compostelle.info
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